[ALBUM REVIEW] Cardinal & Nun – Confession [Eye For An Eye Recordings]

Il est temps pour moi de me confesser car oui j’ai péché.

L’envie de réécouter cet EP me traverse l’esprit tous les jours. Loin de moi l’idée d’être avare, je voulais partager avec vous ces 4 morceaux sortis sur Eye for An Eye Recordings, label Hollandais que j’ai pris plaisir à découvrir entre deux écoutes de cet EP sorti il y a quelque temps déjà.

La première fois que j’ai découvert Cardinal & Nun, c’était au travers d’un live, j’étais plus que satisfait de la prestation qu’il nous avait servi et donc impatient d’écouter une version “studio” de ce qu’il faisait. A ma grande surprise, j’ai seulement trouvé des previews sur son soundcloud !

"Confession" commence avec le titre “Your bones”; le ton est donné, l’ambiance est pesante. Très énergique, saccadée, la partie rythmique bien texturée te fait hocher la tête tandis que la bassline épaisse te fait gigoter tout entier, avec des vocals qui viennent asseoir les convictions du morceau et c’est très plaisant.

Vient le tour de “Murder on a Saturday” : plus E.B.M, tu meurs (pour le jeu de mot).  Je salue le Sound Design de ce morceau, je trouve ce track très simple (et efficace) mais les sons ont quelque chose qui me plaisent. La voix, la basse, les drums et surtout les nappes, tout est bien fait. On évolue dans une ambiance distordue, mais l’espace sonore reste quand même très audible dans les écouteurs, ce qui n’est pas gagné d’avance à ce niveau de distorsion..

Depuis l’époque où j’écoutais Gesaffelstein j’ai toujours été très friand de ce genre de sensations, c’est quelque chose que j’ai retrouvé pour mon plus grand plaisir avec l’E.B.M.

“No reason”, est le genre de track qui me rend fou, un 4/4 pas super rapide (environ 110 bpm) mais la basse, les vocals et la partie rythmique donnent une impression que tout va super vite ! La profondeur des sons est vraiment cool, la bassline bien en avant, les drums plus en retrait, et enfin la voix presque en guise de nappe.

Dernier track, mon préféré, “Tu peux crier”. Ce morceau moins industriel que les autres, est vraiment une pépite. Le beat est très électro, le choix des drums me plait beaucoup (on croirait reconnaître une “606” déguisée par des effets), la Reverb est de bon goût, la basse est ronde et électrique, et des nappes presque stridentes me rappellent des sirènes avec tous les FX qui viennent habiller ce morceau. Cerise sur le gâteau, cette voix : tu peux crier, crier, encore crier…

Serait-ce la détresse de l’homme au moment de se confesser?

Je n’en sais rien, en revanche je peux dire que cet EP m’a fait vibrer. Techniquement bien fait, je soulignerai la cohérence dans l’énergie tout au long de” Confession”, mais surtout le grain de chaque morceau qui reste très homogène au fil de l’EP