Derrière L’objectif #5 – Charlie Delta (La Stud)

23/01/2019

Pour ceux qui nous suivent sur Instagram, vous avez sûrement vu passer des petits "crédits photos : @charliedelaforet ". Depuis plusieurs mois, Charlie a intégré l'équipe et nous régale de ses clichés et illustrations.
Alors, lui donner la parole était plus que naturel pour nous. Pour ce cinquième volet de la série, on vous présente une interview en famille.

 

La Stud : Salut Charlie tu vas bien ?

Charlie : Bah oui ! 

 

La Stud : Ceux qui suivent le rap à Marseille ont probablement croisé ton nom sur des visuels ou des photos. Depuis combien de temps travailles-tu avec des artistes ?

Charlie : Cela doit faire un an, un an et demi de façon vraiment sérieuse. Sinon ça doit faire depuis le lycée, où j’avais commencé à faire des affiches pour des amis à moi qui avaient un groupe de rap.

 

La Stud : Tu ne fais pas que de la photo de concert toi non ?

Charlie : Non en effet, je fait aussi de l’illustration, de la vidéo et du textile, et j’espère bientôt de l’animation.

 

La Stud : Du coup où se limite ton travail ?

Charlie : Au recul que je peux avoir sur mon travail. Je n’ai pas envie devenir le cliché d’un artiste illustrateur ou photographe qui se complait dans son art. La pluridisciplinarité est un élément essentiel à mon travail.  Et il y a des formats d’image auxquels je refuse de me plier.

 

La Stud : Je pense pouvoir dire sans trop m’avancer que ton style de musique principal c’est le rap. Tu te cantonnes à ça ?

Charlie : Non, déjà j’écoute énormément de Soul, mon premier festival où j’ai commencé à prendre des photos, il n’y avait pas un seul rappeur. C’était au Yeah Festival en 2016 organisé par Laurent Garnier.

 

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La Stud : Avant de nous connaître, tu bougeais déjà beaucoup en concert. Tu as une manière spéciale de te préparer pour les dates ? Des petites astuces “by Charlie” à nous donner ?

Charlie : Manger avant de partir ! Et préparer son matos au moins 24h avant, sinon les batteries ne seront pas pleines. Cache de la nourriture et de l’eau dans tes affaires si tu n’est pas accrédité, les amandes et autres oléagineux, c’est bien.

 

La Stud : Une fois sur place, tu as une méthode particulière de te placer ou d’évoluer dans l’espace ?

Charlie : Alors ça va énormément dépendre de l’endroit et des vibes des organisateur, voire des artistes et même du nombre de photographes présents sur l’événement. Si je peux me mouvoir derrière, sur la scène et dans le public je vais me balader et trouver des point de vue qui m’intéressent, des gens intéressants ou encore une énérgie. Avec un bracelet “All Access”, c’est possible de rencontrer les artiste avant leur show, et ainsi sur scène une complicité peut se mettre en place, ce qui reste le plus intéressant.

Sinon, c’est la guerre ! (rires)

 

La Stud : Tu suis des artistes hors de scène aussi finalement, t’aimes bien le côté “reportage photo” ?

Charlie : C’est l’aspect principal qui m’intéresse en photographie, un de mes rêves était de devenir reporter photo pour National Geographic.
J’adore la photographie “Analog” (ndlr : argentique). Parce que je pense qu’avant tout les photographies sont des archives, des archives d’une culture ou d’une période de vie. Surtout qu’à l’ESADMM on dissocie la photographie de la com’, de l’art, et du reportage. Je me suis plus trouvée dans le reportage.

 

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La Stud : En réalité, c’est la première fois que j’ai l’occasion d’interviewer une meuf pour cette chronique. C’est une différence importante pour toi dans le milieu de la photo ou même de la musique de manière générale ?

Charlie : Oui, dans le milieu de la photo c’est soit très pratique, soit pas du tout à l’inverse, mais après un staff est toujours beaucoup plus gentil avec une petit meuf toute mignonne qu’avec un grand mec barbu (désolé). Et puis il y a des femmes depuis très longtemps dans le milieu de la photo, ce n’est pas exclusivement un métier d’homme, je crois même que ça ne l’a jamais été totalement.  

Je suis petite, sur Instagram beaucoup de gens pensent que je suis un mec parce que “Charlie c’est unisexe”. Mais je sais aussi que je suis plus vulnérable par ma carrure (en manif’ ou concert) que les autres photographes, je ne peux pas sauter dans un pogo comme Boby sans me dire  “Pas l’appareil, faut pas que je tombe”

 

La Stud : Je suis pas assez ancien pour te dire que je vois plus ou moins de filles qu’avant dans les “FrontStages” (ndlr : espace photographie entre la scène et le public). C’est des questions que tu te poses ?

Charlie : Non pas énormément, généralement je me demande “c’est qui ces filles dans les fronstages ?” et généralement, c’est des tchoins. (rires)

 

La Stud : Si tu avais le pouvoir d’enlever une contrainte dans le métier de photographe ce serait quoi ?

Charlie : Ma petit carrure, c’est énormément handicapant pour la photographie dans l’événementiel, surtout lors de manifestations ou de concerts où il devient déjà dur pour moi de voir quelque chose. Tout le monde te pousse, te marche dessus, en même temps personne ne me voit !

 

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Maintenant on passe aux  questions de La Stud, tu connais le concept. Il faut répondre du tac-o-tac, pas de phrases que du top of mind !

 

-Un artiste référence

 BOBY ALLIN (ndlr : on valide)

 Sebastao Salgado

 Florent Chavouet

 

-La collaboration la plus improbable

Je fais pas de collab déso

 

-Un film
Bangbangclub

 

-Un super-héro

Astro-Boy

 

-Un album

Koba la D VII

 

-Une bière

St-Thomas

 

-La femme de tes rêves

La mucha

 

-Un club

.....Silence.....

 

-Un chauve

One punch man

 

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