Subdwarf : Étoile de la galaxie Marseillaise !

27/10/2018

SBDFVA 1, un numéro de catalogue qui en dit long !
Avec un peu d’attention, on devine clairement les initiales du label “Subdwarf” et de la mention Various Artist.

En effet, le label Marseille Subdwarf a dévoilé un disque complexe, où les cultures s’entrechoquent. Pour cette première, le crew a choisi de faire appel à des artistes plus que confirmés pour poser les bases d’une épopée sonore qui s’annonce perfectionniste et qui va faire du bruit.
Une fois de plus, nous pouvons être fier de ce qui se fait dans notre ville. Alors qu’on sent un côté “club” mis en avant à grand renfort de Drops et Breaks, on comprend dès le premier morceau que les goûts des membres du label sont aiguisés, affinés et tournés vers un pan de la musique électronique bien plus obscur que le club.

 

Les quatre tracks qui composent l’EP sont respectivement signées par Sote, Ontal, Monya et Dualit.  Vous l’aurez compris, le casting est imposant avec entre autres la présence du duo Ontal (aussi signés chez HANDS ou MORD Records) et celle de Sote, producteur Iranien remarqué et apprécié de ses pairs.

 

Le 12’ secoue tout sur son passage.

Une fois la cellule posée sur la face A du disque, on comprend vite où on a mit les pieds.
Quelques mesures suffisent pour voir son rythme cardiaque s’emballer. C’est un récital de sonorités urbaines diffusées avec une énergie lourde et grave. Cette même énergie dépasse les 130 BPM sur les trois premiers morceaux. Le dernier en est lui tout proche.
Au cours de celui-ci, Dualit nous assène le coup final avec un break tout en puissance à une minute du terme de ce Various.

 

“Subdwarf” avant d’être le nom d’un label est la dénomination anglaise pour qualifier un type bien particulier d’étoiles. Celles qui sont bleues et qui se sautent pas aux yeux.
En d’autres termes, celles qui sont discrètes brillent différemment des autres et se font rares.
Une arrivée qui semble être discrète mais qui s’entoure des meilleurs pour faire son trou. Une distribution signée Lobster Theremin, un artwork bien défini d’Olivier Colombard et surtout une équipe de passionnés derrière tout ça.

 

Gardant un rythme effréné, une cohérence digne d’un récit épique et étant composé de pépites exclusives, cet EP prénommé Lizzy est dans la lignée des ambitions et de la connaissance musicale des acteurs de cette entité. Sans surprise nous retrouvons une frénésie quasi mélancolique dépeinte par des sonorités grasses et remuantes. Dans l’optique de communiquer la musique via une techno industrielle et sombre. Comme souvent le chroniqueur techno donne son petit coup de coeur, Monya nous fait vibrer avec ses intonations rave 90’s et ça c’est toujours efficace. Lizzy a plein de choses à nous dire, à te dire. Donc écoutons la.